Travail et bien-être : l’alliance ?

Pour les entreprises, un signe de modernité : le bien-être au travail et de plus c’est aussi une manière d’accroître la productivité des salariés.

Si le concept du bonheur au travail intègre une relation plus humaine au sein de l’entreprise développant une convivialité alors exclue du monde du travail, il renvoie aussi à une notion d’amélioration de productivité des salariés. Par conséquent, l’utopie du bonheur au travail à la stratégie d’optimisation des compétences des salariés : une mutation structurelle de la société qui est en marche.

Le rendement, un résultat !

À l’instar des start-ups et espaces de coworking, l’environnement de travail des entreprises a radicalement changé : open spaces, mobilier minimaliste et épuré, aménagement d’espaces de détente… tout est conçu pour favoriser l’échange humain et faciliter les « collaborations productives » . Parce que la finalité est bien celle d’accroître les performances de l’entreprise.

Comment ? Tomber les cloisons des bureaux a eu pour effet de bouleverser les rapports avec la hiérarchie. Le dialogue est facilité et les prises de décisions plus rapides. Les after work , au sein même des locaux de l’entreprise, permettent de créer du lien avec les autres salariés de façon simple et naturelle… et de désamorcer des conflits naissants !

Le marché du bien-être : un moyen

Le marketing s’est adapté à ce mouvement et, aujourd’hui, 80 % des offres de services aux entreprises sont présentées comme des solutions de développement du bien-être, au travail, directement liées à un gain de productivité des salariés.

Au départ nous avions la machine à café mise à la disposition, presque toutes les prestations du marché en B to B se positionnent sur la tendance de l’amélioration de la qualité de vie au travail.

La liberté : une condition

Une ombre au tableau : le manque de cohérence et les initiatives isolées des entreprises « traditionnelles » qui avancent timidement sur ce terrain. Oui à l’open space, mais en zones dédiées et réservées à tel niveau hiérarchique ou service.

Oui aux after work, mais formatés, souvent obligatoires – avec le rapport de force qui en découle : boycott du salarié mécontent versus message moralisateur du chef de service, et préambule convenu du boss…

C’est bien pourquoi, le bien-être au travail doit s’inscrire dans un état d’esprit libéral, dans une démarche globale et volontaire,  au service de l’humain. C’est une stratégie de valorisation et de fidélisation des salariés et de fait, sur la durée.

Mais comme tout changement, la transition sera progressive, car c’est tout un modèle de société qui est à repenser. C’est aussi la remise en question d’un type de management qui a fait son temps et qui ne correspond plus aux besoins ni aux aspirations des salariés, surtout ceux issus de la génération Y… et suivantes.